Maman poule

Quand je suis tombée enceinte, la première fois, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je m’arrête de vivre. Que ce bébé ne devrait rien changer, que moi et Jean-Mi allions continuer notre vie comme avant.

Et puis force est de constater que les choses ne sont pas si simples; qu’il ne suffit pas de « décider » quelle maman on souhaite être pour le devenir d’un claquement de doigts. Quelque part, j’ai l’impression de porter ma maternité de façon viscérale, collée à moi. J’ai surtout l’impression de ne pas totalement choisir la maman que je suis devenue. Et je sens que cela me dérange, la plupart du temps.

Je crois que c’est le regard de l’autre qui me semble si dur à porter. J’aurais aimé être une maman cool, je me retrouve à être une maman poule.

 

Alors, certes, avoir un bébé koala change un peu la donne: c’est difficile d’aller diner chez des amis ou au restaurant, quand on sait que Kate ne dormira pas et hurlera dans son petit couffin jusqu’à ce que quelqu’un la porte. C’est difficile de se dire que l’on sera sans aucun doute regardé de travers par des copains, des étrangers, d’autres parents sans doute, un peu étonnés. Je me rappelle, quand j’étais enceinte et que nous allions diner au restaurant avec Jean-mi: je voyais parfois des couples avec un tout petit endormi dans sa poussette, et je me disais que ce serait nous, dans quelques semaines. Hélas: j’avais sous-estimé un critère essentiel. Le bébé n’est pas qu’une page blanche sur laquelle on peut dessiner ce que l’on veut. Le bébé a son caractère, certes influencé par ses parents (Kate serait-elle aussi koala si je n’étais pas moi-même hypersensible?), mais il a son caractère malgré tout.

Et je constate aussi que, si je m’étais imaginée en maman qui vadrouille gaiement au parc ou dans le métro avec son bébé, la réalité est toute autre: je n’ai encore jamais pris le métro avec Kate parce que j’ai la trouille. Voilà, je ne veux pas l’exposer aux autres, à leur violence. Je ne veux pas galérer avec ma poussette dans les escaliers, je ne veux pas qu’elle se mette à hurler et que tout le wagon me râle dessus.

Donc je ne suis pas une maman cool: je ne la laisse pas à garder à d’autres personnes qu’à son papa, je ne la trimballe pas partout, je suis en permanence soucieuse de son confort, je n’imagine même pas partir en voyage avec elle.

Pour autant, je n’ai pas cillé une seconde quand je l’ai laissée à la crèche, sans doute parce que je sais qu’elle y sera entourée de personnes fiables et formées. Tout n’est donc pas perdu!

Et puis, j’avoue: la voir essayer de discuter avec le bébé du paquet de couches me fendait le coeur. Je crois qu’il était temps qu’elle se fasse des copains.

 

Bref: je ne suis donc pas la maman « cool » qui passe bien en société, celle que tout le monde regarde avec bienveillance, comme si c’était cette maman là qu’il faut être à tout prix. Sans doute parce que cette maman là, celle qui a tout bon, rassure celles et ceux qui considèrent qu’il ne faut pas trop s’abandonner à son bébé. Ceux qui croient qu’on choisit la mère que l’on devient. Moi, je suis la maman poule de Kate: je ne l’ai pas tout à fait choisi, mais c’est ce que je suis. Je commence enfin à l’assumer, doucement. Parce que je ne suis pas sûre, dans le fond, que l’on a tout à fait le choix de la maman que l’on sera. Je pense plutôt que chaque bébé est une histoire différente, et que cette histoire nous révèle une relation que l’on avait parfois pas vraiment anticipée. Si Kate n’était pas un petit bébé koala, je serais à n’en pas douter une maman différente. Moi qui ne voulais pas particulièrement allaiter, moi qui était opposée au cododo, et cela il y’a encore quelques mois. Mais je suis la maman poule d’un bébé koala. Un drôle de croisement, mais qui me convient plutôt bien, finalement.

20 Comments
  • Betty
    février 3, 2016

    Super article!
    Perso je ne prend jamais la poussette dans le métro car c’est beaucoup trop galère (merci l’absence d’escalators, je me demande comment font les personnes handicapées !!). Mais par contre je la prend très souvent en écharpe ou porte bébé dans le métro. C’est top car elle est contre moi (donc elle ne pleure pas) et pas de soucis pour les escaliers !
    Ma fille a un poil plus de 2 mois et j’étais totalement réticente à la laisser à d’autres gens au debut, de peur qu’elle fasse des crises de larmes (surtout le soir). Mais à ses 7 semaines, mon mari insiste pour que nous la confions à sa mère pour un week-end pour que nous nous reposions et nous retrouvions. Je laisse une quantité suffisante de lait maternel (tiré au préalable), je prend mon tire-lait, et on part 2j en Normandie. À notre retour, on apprend qu’elle a fait toutes ses nuits, peu de crises de larmes, et que ma belle mère a géré comme une chef ! Depuis j’ai moins peur de la laisser (malgré une petite boule au ventre quand même…).
    Materner nos petits bouts, c’est plus fort que nous c’est sur… Et moi je me fiche des reproches: si j’ai envie qu’elle fasse sa sieste dans mes bras pour la cajoler, eh ben je le fais, et ça ne va pas en faire un bébé ultradépendant pour autant! Faut se laisser guider par ses instincts.

    • Urbanie
      février 3, 2016

      Je t’admire, ici Kate a 5 mois et je n’ai pas encore fait la moitié de tout ce que tu as fait avec ta fille!
      Et je suis d’accord sur le fait de se laisser guider par son instinct! :)

  • Camille
    février 3, 2016

    Ben moi j’aimerai bien être une maman poule !

    • Urbanie
      février 3, 2016

      <3

  • SwissGirl
    février 3, 2016

    Moi je pense que tu es la maman qu’il faut pour Kate, au même titre que Kate est la fille qu’il te faut, et que c’est bien là tout ce qui compte !
    On a souvent tendance à/besoin/envie de se comparer aux autres… et cette comparaison est souvent en notre défaveur, mais je crois qu’on a tort dans bon nombre de cas : la vie des autres n’est pas celle qu’il nous faut. Et pire, parfois, les dessous de cette fameuse vie des autres ne sont pas aussi roses que l’on aime à le croire.
    Alors fais les choses quand tu les sens, Urbanie, et tant pis pour le regard des autres, qu’ils soient passagers du métro, clients du restau, spectateurs dans la file d’attente en caisse, passants dans la rue, médecins-pédiatres-un-peu-psy-ou-pas-du-tout, amis proches ou connaissances lointaines, famille, voisins, collègues… Ce qui importe, c’est ce à quoi tu attaches de l’importance. Et a priori, aujourd’hui, l’important c’est la famille que tu formes avec ton mari et tes enfants. Donc si ce que tu fais et la façon dont tu le fais contribuent à ton bonheur, laisse tomber tout le reste <3

    • Urbanie
      février 3, 2016

      « Moi je pense que tu es la maman qu’il faut pour Kate, au même titre que Kate est la fille qu’il te faut »: j’aime beaucoup cette façon de voir les choses! Merci! :)

      Je suis d’accord aussi qu’on ne sait jamais ce qui se cache « derrière » ce que l’on voit en public: peut-être que la maman du gentil nourrisson qui dormait sagement dans sa poussette au restaurant était en dépression post-partum? Peut-être qu’il leur en avait fait baver la nuit d’avant? Mais je crois qu’on est encore plus tentée de se comparer quand on devient maman, c’est sans fin! 😀

  • Chat-mille
    février 4, 2016

    Pourquoi cet article me donne envie de refaire un bébé ? Ca devrait pas être le cas, pourtant 😉 Sûrement parce qu’il me rappelle beaucoup mes premiers mois avec Choupie.

    Moi aussi j’aurais bien aimé être une maman cool. Le genre qui aime ses enfants plus que tout, mais arrive à ne pas faire tout tourner autour d’eux, qui croit que des enfants bien dans leur tête, ce sont des enfants à qui on fait vivre plein de trucs, voir plein de gens, sans les surprotéger. C’est ma conception de la maternité, et pourtant, c’est très loin de mes premiers mois de mère.

    Je culpabilise pour plein de trucs, dans mon rôle de mère. Mais je pense quand même que le principe « aller à son rythme » est à suivre. Son propre rythme, et celui de l’enfant. Tu la feras (plus) garder quand tu seras prête, et elle aussi. Vous sortirez ensemble au resto/dans le métro quand tu seras prête, et elle aussi. Rien ne presse vraiment. Pour nous, ça a pris du temps. Mais voilà, maintenant on sait qu’on peut. Et je ne pense pas qu’à 18 ans, elle développe une phobie sociale parce que ses parents ont attendu ses 1 an pour l’emmener au restaurant (enfin, au Subway).

    J’aime bien raconter cette anecdote, de ma psy qui me suivait pendant ma grosse, et m’a un jour demandé ce que je souhaitais pour ma fille, et moi de répondre : « J’essaierai de faire en sorte qu’elle soit heureuse, épanouie, etc. » « Oui, enfin, elle aura une personnalité, votre fille, elle fera ses propres choix. » Ça rejoint ce que tu dis, qu’un enfant n’est pas une page blanche, qu’on compose avec. Quand j’ai compris ça, les choses n’ont pas forcément été plus faciles, mais elles ont été plus claires…

    Peut-être que de l’extérieur on a l’air de parents névrosés et psychorigides. Mais on fait ce qu’on estime bon pour nous et bon pour notre enfant, et c’est le principal.

  • Laure
    février 4, 2016

    Dans un super livre que j’ai lu au début de ma vie de Maman (oui c’est pas loin du tout), le pédiatre disait que les personnes qui s’attachent à ne surtout pas changer leur vie d’avant « parce que c’est bon c’est pas un bébé qui va nous empêcher de vivre », nient l’existence et la personnalité de leur enfant. Ca me paraît évident que les choses changent, comme quand tu te mets en couple.
    Se mettre en couple en se disant « ça ne changera rien à ma vie » je ne suis pas sûre que ça marche super bien… Même si tout ne change pas, on est deux, deux avis à prendre en compte, deux façons de voir le monde. ET une fois bébé là, on passe à trois, dont un troisième extrêmement dépendant, plus ou moins « facile », qui doit tout apprendre.
    Alors oui, tu as mis ta vie entre parenthèse, mais ça ne durera pas, au pire dans 18 ans tu te feras un super restaurant 😉 et ta fille aura été un enfant écouté qui aura confiance en ses sentiments, alors ça vaut sans doute le coût (ou cout, je suis perdue aujourd’hui!)

    • Urbanie
      février 4, 2016

      Le Kou?
      (Qu’est-ce que je suis drôle!) (en vrai je suis perdue aussi 😀 )

      Je suis complètement d’accord avec ta vision des choses: être à deux change déjà tellement le quotidien, alors que dire de l’arrivée d’un bébé! Mais (c’est sans doute moi qui voit le mal partout) j’ai tout de même le sentiment que, globalement, les gens s’attendent à ce que bébé fasse ses nuits tout de suite et à tout faire « comme avant ». Après il y’a des bébés qui sont comme ça: plus « faciles », diront-nous. Mais si tu n’es pas concernée, j’ai l’impression qu’on te juge.
      Mais je me sens vite jugée depuis que je suis maman, donc ça n’aide pas!

      • Laure
        février 4, 2016

        Ah oui mais je suis tout à fait d’accord que cette vision des choses n’est pas très partagée, encore moins par ceux qui ont des bébés « faciles ». Après on peut débattre à savoir est-ce qu’ils n’ont pas changé grand chose car leur bébé est facile ou est-ce que leur enfant s’est forcé à être facile parce qu’ils n’ont pas voulu lui laisser sa place… :)
        Et sinon donc tu te justifie de te sentir jugée c’est ça? Tu penses qu’on te juges parce que tu penses qu’on te juge? 😀 (je me moque hein mais je suis pareille!)

        • Urbanie
          février 5, 2016

          Voilà, c’est un peu ça! 😀 (Au secours!!!)

  • Pivoiline
    février 4, 2016

    Je suis la maman cool, celle qui emmène son bébé en écharpe partout, dans un bar, à la fete de la musique (merci le casque anti bruit pour bébé!), au Resto (merci encore le casque !) en vacances, en courses, faire du shopping et j’en passe. Pour autant, je Suso aussi la maman poule qui n’aime pas laisser son bébé a d’autres, qui sors les griffes des qu elle a l’impression d’être jugée sur sa façon d’éduquer son adorable et parfaite petite fille.
    Je suis un peu des deux, et ça me convient très bien comme ça !
    Parfois j’aurais envie d’être moins maman poule, de pouvoir la laisser un peu plus. Mais en même temps, on n’a qu’une vie, et la mienne est maintenant consacrée à ma fille ! Je fais des choses à côté évidemment, mais ma fille est et restera ce qu’il y a de plus important au monde pour moi, c’est viscéral !

    • Urbanie
      février 5, 2016

      Je suis d’accord sur le fait que ma fille reste la chose la plus important à mes yeux!
      Pour le reste… je t’envie! :)

  • Hermy
    février 4, 2016

    Tu as le droit d’être une maman poule, si cela te convient et que tu sens que cela convient à ta fille.
    Je n’ai pas du tout été une maman poule mais pour ma défense, la fin de grossesse a été tellement pourrie que pour mon bien être physique et mental, il fallait absolument que je sorte me changer les idées. Et aussi je n’avais pas un bébé koala. Le choupi est plutôt du genre à ne jamais rien dire dans sa poussette (bébé, il dormait en permanence dedans et maintenant il observe les gens et le paysage en silence). Du coup on l’a pas mal amené avec nous, mais très peu dans les transports en commun. Quand je sortais, je préférais rester dans un rayon 10-15min autour de l’appart. Par contre autant je l’ai laissé en garde (1h-2h) à des personnes proches autant même maintenant il n’a jamais passé plus d’une journée et une nuit sans son père ou moi. J’aimerais le laisser plus longtemps sauf que mes parents et ma BM sont à plus de 700 km et que du coup, je ne suis pas rassurée de laisser des longues périodes aussi loin (surtout que du coup ce ne sont pas des personnes qu’il voit souvent) malgré les demandes insistantes de mon mari.

    • Urbanie
      février 5, 2016

      Je ne peux que comprendre ta réticence à le laisser garder trop longtemps! Et pareil, quand je sortais au tout début, je n’osais pas trop m’éloigner de chez nous… au cas ou! Au cas ou quoi, je ne sais pas, mais je n’étais pas très à l’aise.
      J’avoue que, après une grossesse assez difficile aussi, j’aurais eu envie de sortir un peu plus… mais en effet, pas facile facile avec un bébé koala. Mais j’arrive enfin à trouver mon rythme ainsi et à ne plus trop culpabiliser d’être aussi « maternante » (ça se dit?). Et puis surtout, je vais reprendre le travail, et ça, je sais que ça va beaucoup nous faire de bien à toutes les deux! :)

  • Camomille
    février 4, 2016

    C’est quand même dingue cette pression qu’on se met, cette sensibilisation au jugement extérieur qu’on a… Mais oui, comme dit plus haut, maman poule ou maman cool, ce n’est pas important. Ce qui est important c’est que tout le monde soit satisfaits. Et qui sait ? Peut-être que ces mamans « cool » que tu vois aujourd’hui au resto avec leur bébé endormi seront les mamans poules dans 5 ans parce que leur enfant sera intenable et qu’a contrario, ta Kate sera super sage au resto et mangera proprement comme une grande 😉

    • Urbanie
      février 5, 2016

      Merci de me faire voir les choses sous cet angle! 😉

  • Nina
    février 6, 2016

    Tu es la meilleure maman pour Kate et comme dis plus haut tu es peut-être maman poule aujourd’hui et tu deviendras peut être maman cool dans quelque temps. Je pense aussi qu’on réagit et que l’on suit les besoins de son enfant. Bon il y a des parents qui ont moins de patiente que d’autres, je dis ca parce qu’en ce moment je me documente pas mal sur l’éducation bienveillante, positive et que par exemple aujourd’hui j’étais choquée dans un magasin, une maman qui dit à sa petite en sortant « tu mets ça ( bonnet) ou je t’en fous une !  » ensuite les parents ont enfermé la petite dans la voiture car elle boudait et sont retournés seuls dans la boutique. Je me dis peut être que cette petite n’était pas facile et les parents fatigués mais si ça se trouve la petite était trop fatiguée pour faire du shopping. Dans tous les cas on ne peut pas juger je pense que chaque maman essaie de faire de son mieux et ce n’est pas toujours facile mais je suis pour privilégier les besoins de l’enfant et être très à l’écoute. Peut être trop, j’avoue je materne beaucoup mon bebe et il ne faut pas non plus s’oublier. Il faut trouver le bon équilibre pour être une maman, femme, épouse épanouie. De mon côté, les premiers mois on a éviter les supermarchés, lieux trop publics, de peur qu’il tombe malade mais j’essayais de sortir tous les jours le promener même 15 min mais je restais pas mal dans notre quartier ou au parc. On a fait le premier resto qd il a eu 3 mois et demie et il a dormi tout du long, il était calme cette fois ci car ça tombait pendant son horaire de sieste et il commence à être bien rythmé :) mais à un autre moment il aurait pu ne faire que pleurer et vouloir les bras. Pendant les fêtes on avait un repas en famille au restaurant, on avait apporté un petit lit et on s’est bcp levé pdt le repas pour le bercer, il est resté pas mal aussi dans les bras puis à fini par dormir… J’ai repris le travail bebe se plait super bien à la creche, moi je culpabilise pas mal. D’un côté ça me fait du bien de reprendre le travail, de voir plus de monde… Et d’un autre je trouve que je suis trop longtemps absente, loin de mon bebe et pourtant j’ai des horaires très cool et je suis tout près de l’appart donc pas de perte de temps dans les transports. Mais le soir je voudrais passer chaque minute à jouer, câliner, rester proche de bebe pour compenser mon absence de la journée mais je dois aussi gérer maison, cuisine, linge et tirer mon lait . .. C’est un autre rythme super speed. A part à la creche et à papa, je n’ai encore laisser bebe à personne j’ai du mal mais je le laisse au papa parfois le temps d’aller chez le coiffeur ou esthéticienne, ça fait beaucoup de bien et là j’aimerais qu’on aille tous les 3 à la piscine. J’ai écrit un roman ^^ mais pour conclure, ne te remets pas trop en question, écoute ton ressenti et fais toi confiance tu es une maman formidable et tu connais mieux que personne ta petite Kate.

  • Louna
    février 9, 2016

    Oh la la, ma chère Urbanie, si tu savais le nombre de mères idéales je me suis imaginée être avant de commencer, tout doucement, à accepter celle que je suis vraiment. Comme tu dis, c’est un sujet sur lequel il est facile, dans notre état hyper sensible de jeune maman perdue, de se sentir jugée. Moi, ça m’arrive encore tout le temps, même si je sais que je suis assez forte pour assumer mes choix.

    Quant à ton rôle de maman poule pour ton bébé koala, moi, de loin, j’ai l’impression que tu lui donnes tellement d’amour, de tendresse et de confiance en elle que je ne peux pas m’imaginer meilleure maman pour cette petite Princesse Kate.
    Est-ce que toi, tu as des regrets par rapport à ces rôles de mamans idéales que tu avais imaginées ? Tu parles de sortir plus souvent avec elle ou de l’emmener plus facilement avec toi, par exemple, ou encore de la laisser à garder. Je sais que toutes ces étapes ont pris du temps pour moi, bien plus de temps que je le pensais. Alors c’est peut-être juste ça, qu’il vous faut, vous laissez du temps, à toutes les deux : chaque enfant va à son rythme, comme on aime à le répéter, mais on oublie trop souvent que chaque maman aussi, va à son rythme !!

    Plein de bises, les belles !

  • Décard
    septembre 7, 2016

    J’adooore ton blog
    J’adooore me lire en toi dans cet article.
    Parceque moi aussi je pensais surement être une toute autre mère.
    Puis mon petit koala a fait son arrivée il y a 3 mois…
    Je crois que c’est le regard et les reflexions des autres qui nous font douter… Le genre « Ha bon mais un bébé ca dort en poussette !! »
    Non non pas le mien, soit il regarde tout, soit il n’y ai pas bien parcequ’il ne peux pas bouger a son aise, et puis parceque c tt simplement + cool au creux des bras. Mais je l’aime comme ca <3
    Et les gens peuvent bien penser ce qu'ils veulent, j'apprend chaque jour a ne plus les écouter …

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