Les trucs (cools) dont on oublie de te parler sur l’allaitement

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Je pratique ce que l’on appelle l’allaitement mixte. C’est à dire que je donne le sein et le biberon (rempli de lait artificiel), et ce, depuis la naissance de Kate. Je ne vais pas parler ici du pourquoi de ce choix, ni des avantages et inconvénients (ce sera le sujet d’un article à venir, tant il y’a de choses à en dire). Je voudrais simplement aborder aujourd’hui le côté ludique de l’allaitement.

Parce que je ne sais pas pour vous, mais quand j’ai commencé à me renseigner un peu sur l’allaitement, j’ai beaucoup entendu parler de ses vertus nutritionnelles et de son aspect purement « pratique » (rien à stériliser, gratuit, prêt à l’emploi partout, etc…). J’avoue que ces arguments là ne me convainquaient qu’à moitié: je fais en effet partie de ces femmes qui pensent que, même si l’OMS recommande l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, il ne faut pas oublier non plus que cela s’adresse à l’ensemble des pays dans le monde, y compris ceux qui ne peuvent garantir un accès courant à l’eau potable (compliqué de faire des biberons dans ces conditions!). En France, globalement, faire des biberons n’est en soi pas un problème. Je ne te raconte pas tout ça pour prendre parti pour le biberon (puisque je vais te parler d’allaitement), mais je milite simplement pour qu’on arrête d’être si sévère envers celles qui font le choix de donner du lait non maternel.

Bref. Les arguments « nutritifs » (ça se dit?) rendait, à mes yeux, l’allaitement purement mécanique. Ce que je comprenais quand on me parlait de tout ça, c’est qu’on le fait par raison, et non par envie (niveau motivation, pour se lancer: on a fait mieux!)

Donc pourquoi allaiter Kate? Eh bien parce que j’ai découvert qu’au-delà de l’aspect purement « sanitaire », on pouvait adorer allaiter pour plein d’autres raisons… et voici les miennes!

 

Parce que c’est drôle!

Oui! Je t’en ai déjà parlé, mais Kate a une manière hilarante de chercher le sein! C’est d’ailleurs la raison majeure qui m’a donné envie de continuer à donner le sein malgré des débuts difficiles et plutôt douloureux (après tout, je donnais aussi des biberons, j’aurais pu arrêter l’allaitement quand les douleurs sont devenues vraiment pénibles). Et puis, Kate me faisait rire à nouveau, alors je fondais d’amour pour elle, et je lui donnais le sein… 2 mois après, ça n’a pas changé!

 

Parce que cela m’a permis de nouer le contact avec Kate

J’avoue, je n’ai pas ressenti cette « bouffée d’amour intense » dont beaucoup de jeunes accouchées parlent. A la place, j’ai appris à connaitre petit à petit ce bébé qui avait passé 9 mois et 1 jour bien au chaud dans mon utérus. L’allaitement a été un excellent moyen de nous rapprocher: je sentais que Kate en avait besoin, qu’elle n’était pas encore prête à se détacher physiquement de moi. Donc je la gardais contre moi, en peau à peau, après l’allaitement, quand elle s’endormait paisiblement. J’ai passé des heures ainsi à l’observer, à écouter sa respiration, à sentir son odeur. A me rapprocher d’elle.

Avec le biberon, les choses étaient un peu différentes: aujourd’hui, Kate a deux mois, et parvient à capter mon regard afin de « jouer » et de babiller, ce qui nous rapproche et nous permet d’apprendre à communiquer. Le biberon devient enfin un moment privilégié pour cette raison (elle adooooore initier le jeu pendant les biberons… c’est extrêmement relou pour la nourrir, mais tellement mignon!). Au tout début en revanche, je ne tirais de satisfaction qu’avec l’allaitement. Le biberon me semblait plus « automatique » dans la démarche (mais cela reste un sentiment cependant très personnel; par exemple je sais que Jean-Mi a tout de suite aimé donner le biberon).

 

Parce que c’est magique pour rassurer Kate

Un gros chagrin? Enervement et difficulté à trouver le sommeil? Au risque de faire hurler les pédopsychiatres,  le sein parvient à calmer Kate quand rien d’autre ne marche. Quand elle n’a pas faim, elle ne boit pas, mais mâchonne (aie!) jusqu’à s’endormir en douceur. J’y perds en mamelons ce que je gagne en temps de sommeil.

 

Parce que c’est un grand moment de câlins

Donner le sein n’est, de mon expérience, pas simplement un acte accompli uniquement dans le but de nourrir Kate. C’est aussi une façon de la garder contre moi et de la câliner, de lui parler doucement, de caresser ses cheveux (oui, j’ai fait un bébé chevelu… ça vous étonne?); et quand, à son tour, elle agrippe mon doigt avec sa petite main pendant la têtée, quand elle enfouit son visage après avoir fini son repas, raaaaaaaaah je FONDS!

 

Voilà, si une copine me demande si ça vaut le coup d’allaiter, et que je sens qu’elle hésite encore: c’est de ça dont je lui parlerai! Et vous? Vous auriez d’autres arguments?

 

(Ps: non, je n’allais pas te mettre une photo de seins. A la place, un joli hochet! 😉 )

2 Comments
  • Chat-mille
    octobre 30, 2015

    C’est assez drôle, parce que comme moi je n’ai jamais donné le biberon (enfin, je le donne maintenant, mais elle a 18 mois, elle le boit toute seule), je n’ai jamais vu les choses sous cette angle-là. Je voyais plutôt tous les inconvénients. Même si forcément, ça devait quand même m’apporter des choses, sinon j’aurais sûrement pas continué, mais ce n’était pas intellectualisé du tout.

    Je répète que j’adore cette façon très tendre de parler de l’allaitement. Je crois que si tu es une blogueuse un peu flippante niveau grossesse, tu es une blogueuse très apaisante niveau maternité (moi j’assume, je suis flippante -et flippée- pour tout) :)

  • Etoile
    novembre 10, 2015

    Je me reconnais concernant les raisons que tu évoques pour continuer l’allaitement, en particulier la façon de chercher le sein. Clairement, c’est cette raison qui m’a fait persévérer et je ne regrette pas :) Après j’apprécie en effet aussi le contact et l’intimité que cela crée avec bébé !

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