Les lumineuses – Lauren Beukes

Un nouvel article pour donner des idées de lecture… voici un polar que j’ai beaucoup aimé lire, qui sera parfait pour accompagner les après-midi de farniente estivales!

Le pitch:

Un tueur en série traque ses victimes tout au long du 20ème siècle grâce à une « maison à voyager dans le temps » (si si, une maison. On en reparle à la fin du billet*). Les « Lumineuses » du titre, ce sont les victimes: de jeunes femmes brillant d’un éclat particulier, que la Maison impose au tueur d’éliminer.

Des crimes parfaits, impossibles à connecter les uns aux autres puisque rien ne les relie ni dans le temps, ni (en apparence) dans le profil des victimes choisies. Mais la belle mécanique se grippe lorsque le tueur « rate » une de ses victimes, Kirby, et la laisse pour morte… Sauf que bien sur, elle n’est pas très très contente, et aimerait bien se venger. Le jeu du chat et de la souris peut commencer, sur fond de voyage dans le temps…

Je te rassure (ou pas): en dehors d’un scenario assez original, qui mêle les genres du thriller et du fantastique, le reste de l’histoire est plutôt convenue. Tu y trouveras une histoire d’amour, de la vengeance, du suspense, bref: le combo classique mais efficace d’un polar qui se lit bien.  Certains personnages sont un chouia trop « convenus » (mention spéciale pour les archivistes d’un journal local qui semblent tout droit sortis d’un film policier grand public des années 90), on sent que l’auteur a révisé ses classiques avant de nous parler voyage dans le temps.

Côté narration, l’histoire est racontée en alternance du point de vue du tueur, et de celui de Kirby, sa victime, ce qui nous permet d’en savoir un peu plus sur les deux protagonistes et de suivre leurs différentes trajectoires. Je regrette cependant qu’à la fin du livre, certaines questions restent sans réponse malgré cela. La fin du polar privilégiant la rapidité à l’exhaustivité, j’ai refermé le livre avec un arrière-gout d’inachevé. Comme si l’auteur avait craint en arrivant à la fin que son livre ne lui échappe, de ne plus réussir à maitriser les rouages de son histoire.

C’est dommage, parce que malgré une fin relativement bâclée, le livre tient ses promesses : l’histoire se lit bien, vite, avec plaisir, l’intrigue est suffisamment efficace pour qu’on reste accrochés jusqu’à la dernière page. Je te le disais, c’est parfait pour les vacances!

 

En résumé

J’ai aimé? Oui, sauf la fin que j’ai trouvé… « dommage ».

On le lit avec: une limonade bien fraiche, posée peinarde sur son hamac un après-midi de farniente.

On en fait quoi après? On le donne à une copine qui se cherche un polar pas prise de tête.

* Je lis en ce moment 11/22/63 de Stephen King, le pitch est similaire: enquête et voyage dans le temps grâce à une caravane (moins classe qu’une Delorean, mais moins encombrant qu’une maison!). Je t’en reparlerai prochainement.

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