Je raconte ma vie

Le baptême de Kate: mes conseils pour gérer un petit durant la cérémonie

4 février 2019

Chose promise, chose due, me revoici aujourd’hui pour vous parler du baptême de Kate.

La demoiselle a donc été baptisée religieusement peu avant ses 3 ans et demi. L’âge peut étonner, mais cela fait (encore une fois) suite à la démarche plus générale de catéchuménat entreprise il y’a plusieurs mois déjà par votre blogueuse préférée (moi) (hashtag modestie).

Je reviendrai sur l’organisation en tant que telle dans d’autres billets sur Dans Ma Tribu, en attendant, voici déjà les premières photos avec quelques conseils à la clef si, comme nous, vous entreprenez de faire baptiser un enfant déjà « grand ».

 

Conseil numéro 1: on fait gaffe à l’heure du baptême

Quand notre curé nous a proposé une date et une heure pour la cérémonie de baptême, j’avoue que j’ai évité de la ramener: n’étant « que » catéchumène, je n’ai pas cherché à discutailler. J’étais déjà bien heureuse d’avoir l’autorisation de faire baptiser une enfant de 3 ans et demi (en règle générale, les prêtres conseillent d’attendre l’entrée au catéchisme passé l’âge de la toute petite enfance – c’est-à-dire après 3 ans grosso modo. Ce n’est pas fait pour faire chier les parents, il y’a même une réelle logique derrière, mais on y reviendra).

Donc quand le curé nous a proposé « dimanche 27 à midi », j’avoue: je n’ai pas tiqué.

En revanche, lorsque le déroulé de la journée a commencé à se dessiner en filigrane, quelques semaines plus tard, j’ai compris mon erreur: un baptême à midi, pour un tout petit, c’est la garantie de voir les choses partir en torche sans avoir le temps de dire « et merde ».

Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici l’approche des repas prend des airs de chasse au Kraken: t’as l’impression que tout est calme, mer d’huile, youpi tout va bien se passer. Sauf qu’au premier truc qui foire, c’est la débandade: la knacki trop cuite ou mal coupée; le riz avec du beurre, trop de beurre, pas assez de beurre;  la cuillère Mickey à la place de la fourchette Winnie l’Ourson.

Résultat: pleurs, larmes, technique du spaghetti tout mou au sol, refus total d’obtempérer. C’est déjà l’angoisse à table en micro-comité, je vous laisse imaginer mon état d’esprit à quelques jours de la cérémonie. J’ai passé les 48h précédant le baptême à psalmodier « mékavonnoufé » prostrée sur mon canapé.

Je vous rassure de suite: oui, nous avons survécu, mais à refaire, je choisirais clairement un autre horaire, histoire de ne pas commencer le baptême aussi tendue qu’un string. Parce que oui: c’est parti en couille. Mais on y revient après.

Notre petit Kraken adoré aurait-il repéré une bêtise à faire?

Conseil numéro 2: on nourrit le petit monstre avant la cérémonie

On est pas complètement idiots (il reste donc un peu d’espoir), nous avions prévu un biberon de lait « pimpé » au chocolat avant de partir. Biberon que notre Kate adorée a bien évidemment refusé de boire avant la cérémonie, histoire de compliquer les choses.

Vous me voyez venir?

La demoiselle a décidé d’avoir la dalle au moment du baptême.

Pas au début de la cérémonie. Pas à la fin de la cérémonie. Non: au moment précis où le curé était en train de prononcer le sacrement du baptême.

Je garde ainsi un souvenir assez confus de ce passage, notre petit Kraken adoré ayant eu l’excellente idée de manifester sa faim en criant de superbes « JE VEUX DU CHOCOLAAAT » à chaque fois que l’officiant tentait de prendre la parole (nb: vous noterez que, même affamé, l’enfant ne perd pas le sens des réalités: on a la dalle, mais s’agirait pas de se retrouver coincé avec une purée de chou-fleur et un morceau de cabillaud vapeur en guise de casse-croute. Non: on exige du chocolat. Affamé, mais pas con).

Je ne saurais d’ailleurs que rendre hommage à notre curé, qui est resté d’une patience absolument exemplaire tout au long de la cérémonie, et ce malgré une jeune baptisée quelque peu moyennement coopérative. Garder son zen quand on baptise un gamin tonitruant son amour pour Milka plutôt que pour Jésus, je pense que ce n’est pas donné à tout le monde au sein du clergé.

Donc autant que possible: prévoyez un encas pour la cérémonie, et essayez de caler l’heure du baptême à distance raisonnable des repas.

 

Pause câlin avant la cérémonie

Conseil numéro 3: on explique ce qui va se passer de façon simple et rassurante

Certes, nous avons expliqué à Kate les quelques jours qui ont précédé la cérémonie qu’elle serait baptisée: las, la demoiselle semblait ne retenir qu’une seule et unique chose: « dimanche, c’est la fête! ». Si elle avait bien pigé le concept des cadeaux et du gâteau, l’idée du baptême restait assez floue dans sa tête. Nous l’avons donc, sur proposition du curé, emmenée la veille visiter les lieux. Le curé a tenté de lui expliquer ce qui allait se passer; je n’ai pas tout retenu, vu qu’il lui a parlé à voix basse, en revanche je l’ai bien entendu expliquer à Kate que « tout l’amour de Jésus allait descendre sur elle ».

Quelques heures plus tard, énorme crise de panique à la maison. Sous l’effet du stress, la demoiselle ne voulait plus du tout être baptisée. Au bout de 45mn de questions affolées, j’ai fini par piger: ce n’était pas du baptême, dont elle avait peur, mais de « tout l’amour de Jésus qui allait descendre sur elle ». Je ne sais pas très bien ce qu’elle avait matérialisé dans son esprit de petite fille de 3 ans, mais visiblement, cet amour la s’était transformé en quelque chose de très impressionnant, qui risquait de fondre sur elle de façon un peu trop tonitruante (en trottinette peut-être?).

Donc certes, le baptême reste quelque chose de relativement « immatériel », et de plutôt compliqué à expliquer à un tout-petit. Mais gaffe aux explications trop abstraites et imagées!

 

Et nous y sommes: le début des ennuis. 🙂

Conseil numéro 5: on reste cool face à l’imprévu

Organiser un baptême avec un tout petit peut être très stressant, mais il faut bien se dire un truc: oui, le gamin va faire n’importe quoi. C’est pas pour faire chier, ni pour faire son intéressant. C’est juste qu’une cérémonie, c’est long.

45mn en moyenne pour un baptême, l’équivalent de 3h de réunion avec Gégé-de-la-compta pour moi.

Je sais pas pour vous, mais à la fin d’une réunion superlongue et superchiante, je trépigne, je traine sur mon mobile, je pense à complètement autre chose et je fais des petits dessins sur mon cahier. Je reste une adulte, je sais me contrôler, donc non, vous ne me verrez pas finir à quatre pattes sur la table pour jouer avec le haut parleur ou essayer de colorier la cravate dudit Gégé au Stabilo.

Kate, elle, ne sait pas se contenir du haut de ses 3 ans, et même s’il s’est passé des trucs intéressants pendant la cérémonie, les lectures lui ont semblé bien longues. Et que fait un tout petit quand il se fait chier?

Il court. Partout.

Kate s’est ainsi retrouvée à galoper dans le baptistère, ramper sous les bancs et se carapater dans les allées en rigolant.  Il y’a bien eu un ou deux moments un peu « gênants » (la demoiselle a ainsi décidé de se « laisser couler » au sol au moment de l’imposition des mains) (ahem) mais globalement, Kate reste une enfant de 3 ans et des brouettes. Donc non, la patience n’est pas encore son fort.

Kate qui se laisse couler. Littéralement.

Mais comme je le dis toujours, si à 15 ans elle continue de ramper sous les bancs, je me poserai des questions. En attendant, on fait avec, et cela nous fait de très beaux souvenirs en photo.

 

Voilà, si vous voyez d’autres conseils à partager, n’hésitez pas: je pense que cela sera d’une grande aide pour les autres parents!

 

Toutes les superbes photos sont signées Anna de Photographie ToutCourt et ne sont bien évidemment pas libres de droit. N’hésitez pas à faire appel à elle pour vos séances, elle est douée (la preuve) en plus d’être adorable.

 

 

You Might Also Like

11 Comments

  • Reply petitsruisseauxgrandesrivieres 4 février 2019 at 21 h 23 min

    Ah, que de souvenirs ! mes enfants ont tous été baptisés entre 2 et 4 mois, donc ce ne sont pas eux qui ont posé pb (et les baptêmes étaient soit après la sieste, soit pendant la messe donc avant le déjeuner, #vieille routarde de la messe). Par contre, pour le baptême du dernier, ce fut le précédent qui nous en fit voir de toutes les couleurs; hurlant NOOOOON à chaque fois que le prêtre prononçait une phrase, faisant des agrès avec les bancs, la honte absolue… Et maintenant je ne te parle même pas de leur tenue lamentable à la messe, des observations d’araignées sous les bancs à grands renforts d’exclamations tonitruantes, des hurlements pour se goinfrer de biscuits etc… Bref, comme tu dis, ce sont des enfants, la sagesse viendra plus tard… ou pas ! Bienvenue à Kate dans l’Eglise donc, toute recouverte de l’amour de Jésus ! 😀

    • Reply Urbanie 6 février 2019 at 23 h 58 min

      Hahaha, je visualise très bien la scène! 😀 J’avoue aimer la spontanéité des enfants à l’église, au milieu de tous ces rituels très codifiés… mais c’est clair que sur le moment, tu te sens un peu piteuse quand c’est ton gamin qui sème la terreur.

  • Reply Mme Vélo 5 février 2019 at 11 h 01 min

    Tes conseils sont très judicieux ! Je rajouterais même qu’il faut penser aussi à l’heure de la sieste. Parce que clairement, les miens, si on cale un truc aussi important en début d’après-midi, je sais d’avance qu’on passera un sale moment ! Ou alors ça se passera bien, mais c’est le reste de l’après-midi qui se passera mal ! Et sinon, à la messe, on leur amène des jeux et des livres. Ils passent beaucoup de temps avec leurs petites voitures, et même si certains vieux regardent ça un peu de travers, perso je préfère les voir jouer avec leurs voitures que de courir partout en criant ! Et enfin, il y a le sacro-saint morceaux de pain, l’indispensable à ne pas oublier, grâce à lui on a 10 min de calme assuré 😀

    • Reply Urbanie 6 février 2019 at 23 h 59 min

      Ah, pas bête du tout le morceau de pain! Merci du conseil! Je testerai aussi le cahier de coloriage la prochaine fois!

  • Reply Madame Bobette 5 février 2019 at 12 h 06 min

    Et là, je suis contente d’avoir baptisé ma fille quand elle avait 9 mois 😉 Bon, le coup de l’heure du repas, ça m’avait bien stressé aussi mais finalement tout s’est bien passé! Ces jolies photos feront de beaux souvenirs dont vous rigolerez en famille plus tard 😉

    • Reply Urbanie 6 février 2019 at 23 h 59 min

      C’est ce que je me dis aussi! 🙂

  • Reply Lunaly 5 février 2019 at 15 h 21 min

    Arf comme je compatis. J’ai fait baptiser mon fils à 15 mois et ça été aussi galère pour contenir le monstre lors de la cérémonie qui avait lieu en même temps que la messe dominicale. En plus, il commençait à marcher et il voulait gambader partout dans l’église. Bref, je me dis que si nous avons un second bébé, celui-ci sera baptiser tout petit histoire que ce soit moins galère. Ce genre de couacs sont des souvenirs et avec les photos c’est encore mieux ^^. Quoi qu’il en soit c’est top si Kate a enfin eu son baptême, une chose de faite.

    • Reply Urbanie 6 février 2019 at 23 h 59 min

      Ah oui, à 15 mois ça n’a pas du être évident non plus! 🙂

  • Reply Stella 6 février 2019 at 23 h 20 min

    Hihiii. Ici aussi parcours de motricité sous les bancs et à l’heure du repas (anticipé par un gros goûter à 11h).
    Mes jumeaux ont été baptisé à 18 mois. Le premier n a rien dit au moment de l’eau mais le second a compris ce qui allait lui arriver en voyant son frère et là ce fut le drame…du style des cris du gamin qui a peur du lavage de tête le soir dans le bain

    • Reply Urbanie 7 février 2019 at 0 h 01 min

      Hahahahaha, je vois très bien la scène! 😀 Ici bizarrement l’eau a « calmé » Kate… elle est devenue toute calme ensuite et s’est endormie dans les bras de son papa!

  • Reply Manon 12 février 2019 at 21 h 20 min

    Tu m’as fait tellement rire !!
    Merci pour ces précieux conseils je suis en train de préparer le baptême de mon fils de 11 mois (d’ici là il sera surement en mesure de courir partout ^^).

  • Leave a Reply