Catéchuménat Deuil périnatal Je raconte ma vie

En vrac avant les vacances

17 décembre 2018

Les températures se sont de nouveaux rafraichies, les magasins sont envahis par une horde de chalands qui ne savent plus quoi acheter, la nervosité se propage et gagne même les plus aguerris (il faut croire que passer le réveillon avec toute la famille ne réjouit pas tout le monde), les mails et SMS promotionnels s’accumulent dans tes messageries pour te mettre gentiment la pression (« attention, plus que 24h pour être livrés à temps »!), le sapin se meurt déjà sous le poids des décorations et du chauffage poussé à fond (ou est-ce ton chat qui a déjà mis à mort ce qui pouvait l’être?), bref: nous sommes à une semaine de Noël, et je m’en viens donc donner quelques nouvelles.

 

Nous avons eu notre premier RDV avec la généticienne de l’hôpital depuis l’IMG de janvier dernier, histoire de faire un premier bilan. Si la piste génétique est quasiment confirmée, les résultats définitifs des examens ne sont toujours pas parvenus jusqu’à nous (les séquençages génétiques peuvent prendre plusieurs mois, les délais sont donc tout à fait normaux). Nous sommes suivis dans un service au top, avec des médecins extrêmement humains, et j’avoue être toujours fascinée par leur apparente facilité à vulgariser des notions complexes, qui leur ont pourtant très certainement demandé des années et des années d’études hyper pointues. Ou comment rendre intelligibles des histoires de séquençage d’ADN et de maladies récessives indigestes pour le commun des mortels. Je vous épargne les détails, bien entendu, mais pour faire court: les pistes qui s’offrent à nous dans l’éventualité d’une nouvelle grossesse ne sont guère surprenantes: le diagnostic pré-implantatoire, ou le don de gamètes. Pour le moment, nous sommes encore en phase de « maturation », les deux décisions comprenant chacune leur lot d’incertitude et de conséquences plus ou moins lourdes à porter. Mais l’envie d’agrandir la famille est toujours bel et bien présente, et c’est sans doute là l’essentiel.

 

Pour sauter du coq à l’âne (littéralement – je pense que vous ne verrez pas de transition aussi déroutante sur un blog avant un bon moment), j’ai fait hier mon entrée officielle en catéchuménat. C’est-à-dire que j’ai donc officiellement été présentée à la communauté chrétienne (de ma paroisse, donc) pendant la messe, qui nous a quasiment été consacrée, à moi et à mes co-catéchumènes.  Depuis hier me voici devenue enfin officiellement membre de la communauté chrétienne – c’est à dire que si je me fais écraser sous un bus, j’aurais au moins le droit à des funérailles religieuses – c’est déjà ça de pris. Inutile de vous dire que j’ai été très impressionnée par la cérémonie – je n’ai ni le gout, ni l’habitude d’être projetée sur le devant de la scène, et encore moins devant une communauté dont je maitrise encore mal les rites et les codes. J’ai donc fait de mon mieux pour ne pas faire trop de conneries ni avoir l’air trop constipée, vu que tous les regards étaient braqués sur nous (pas évident, donc). Mais il a bien fallu l’aide de nos accompagnatrices pour nous expliquer où nous placer, et quand nous lever – vues de loin, je pense qu’on devait ressembler peu ou prou à une troupe de petits enfants qui font leur premier spectacle à l’école: un peu pataudes, mortifiées à l’idée d’oublier une réplique, pas trop sures de ce qu’il faut faire ni d’où il faut aller, mais pleines de bonne volonté – et quand même super fières.

Suite à vos nombreuses questions, je prépare une série d’articles sur Sous Notre Toit à paraitre à partir de janvier pour vous parler de tout ça – le rituel de l’entrée en catéchuménat, les questions que je me pose parfois, le « processus » qui amène jusqu’au baptême. L’idée de séparer les deux thématiques sur deux espaces différents (religion et deuil périnatal) étant de ne pas dérouter les femmes qui ont besoin de venir sur ce blog pour partager autour de leur IMG – et croyez-moi, je suis la première à comprendre la peur d’être jugée, ou de ne pas se sentir à sa place face à la ligne éditoriale de l’Église, quand on vit soi-même un parcours « différent » en matière de maternité. Je pense qu’il va d’ailleurs me falloir encore du temps pour me sentir tout à fait légitime dans ma démarche, et les 18 mois qu’il me reste avant le baptême ne seront pas de trop dans mon cas. J’ai la chance d’être coachée par une équipe de super copines cathos, qui restent d’une bienveillance et d’une patience à toute épreuve face à mes tergiversations sans fin, mais je ne veux pas que ce blog puisse gêner ou dérouter celles qui en ont le plus besoin. Donc bref, sauf articles « légers », j’aborderai plutôt ces questions sur SNT.

 

Last but not least, nous avons cette année décidé de ne faire qu’un réveillon à 3 (moi, Jean-Mi, et Kate) sur fond de repas surgelé (Picard mon amour) et de chants de Noël traditionnels, bien au chaud, dans des pulls moches, à la maison. En dehors du fait que cela nous allège considérablement la « charge » des fêtes de fin d’année (pas de cadeaux à prendre en 12 exemplaires un après-midi de folie dans les grands magasins surchauffés et noirs de monde, pas de repas hyper sophistiqué, ni de pression si on plante la cuisson de la dinde), je ne saurais vous dire à quel point je kiffe de partager ces moments avec Kate. Du haut de ses 3 ans, la demoiselle croit à fond les ballons que le Père Noël viendra par le balcon (forcément, à Paris, on a pas vraiment de cheminée) lui apporter tous ses cadeaux. Je crois que c’est une des choses que j’apprécie le plus en étant maman: voir le monde aux travers des yeux de ma fille, et retomber (un petit peu) en enfance. Une trêve bien méritée, avant l’année 2019 qui s’annonce bien chargée.

 

 

You Might Also Like

2 Comments

  • Reply Christelle 17 décembre 2018 at 23 h 53 min

    Bonsoir Urbanie,
    Merci de nous faire partager votre histoire.J’ai toujours plaisir à vous lire car vous êtes à la fois de bon conseil et je pense que vos écrits parlent à toutes les mamanges et paranges. Je vous souhaite de passer de belles fêtes de fin d’année, garder la foi qui parfois peut nous aider (on se raccroche à ce qu’on peut) et courage pour la suite.

  • Reply Lunaly 20 décembre 2018 at 16 h 25 min

    Une fin d’année bien chargée que voilà et pleins de beaux projets pour la nouvelle année. Je trouve ça bien de fêter Noël juste à trois, c’est moins de contraintes vis-à-vis de la famille et plus reposant aussi. Je te souhaite de belles fêtes de fin d’année ^^

  • Leave a Reply