Demande de partenariat: le meilleur du pire

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Je ne vous en ai jamais parlé, mais je reçois régulièrement des demandes de partenariat. Je les refuse systématiquement pour deux raisons:

  1. Cela me semble déplacé, sur un blog où on discute souvent de deuil périnatal.
  2. Je n’ai pas le temps de m’en occuper correctement. Les 2 seules fois où j’avais dit « oui », je me suis retrouvée à ne pas pouvoir gérer le truc du tout (du tout). J’ai proposé de rembourser les partenaires à chaque fois, je vous rassure sur ce point, mais depuis je sais que les partenariats = pas pour moi.

Cela dit, je tombe aussi sur beaucoup de demandes qui sont… bâclées. Vraiment, méchamment bâclées.

La communication (et les relations médias): c’est un métier qui ne s’improvise pas. Même si cela a l’air « facile » et « évident », vu le nombre d’erreurs grossières que je vois passer dans ma boite mail, je peux vous assurer qu’il vaut mieux réellement se relire. Le but? Eviter ça:

  1. Envoyer un mail qui démarre par « Bonjour Rose ». Loupé, moi c’est Urbanie.
  2. Mettre un objet de mail complètement loufoque, ou raté. Du style « Connaissances sur maman et sa progéniture » (gné?)
  3. Fourrer son mail de phrases fourre-tout et vaguement flatteuses, du style « vu la qualité du contenu de votre blog » ou « nous sommes à la recherche de blogs avec du contenu de qualité tels que votre blog », en restant suffisamment flous dans les formulations pour qu’il soit évident que vous n’avez, en réalité, JAMAIS lu mon blog. Sinon, vous sauriez également que je ne poste presque plus cette année.
  4. Me proposer un partenariat tellement éloigné de ma cible que je me demande encore comment j’ai pu atterrir dans votre mailing liste. Un déménagement? Seriously?

 

Mes conseils seront donc très simples:

  1. On se relit. Surtout si on doit envoyer 50 mails dans la journée à 50 personnes différentes.
  2. On soigne ses formulations. Même dans l’objet du mail, et on essaie de résumer précisément sa demande.
  3. On ne prend pas la blogueuse pour une bécasse en demande de reconnaissance. Si on a pas lu le blog en question de A à Z (ça se comprend parfaitement, hein), on évite d’essayer de faire croire que si.
  4. On cible les blogs correctement, selon son activité. Sinon cela ne sert pas à grand chose…

 

Et je termine donc par un cinquième conseil: on envoie pas de demande à La Marmotteuse, elle ne les acceptera pas (même si elle adore écrire en parlant d’elle à la 3ème personne 😉 ).

2 Comments
  • Maman BCBG
    mai 9, 2017

    ahahhahaha tellement vrai… !

    Et puis aussi, l’abonnement au blog qui disparaît une fois que la blogueuse a dit qu’elle ne souhaitait pas ce partenariat on évite aussi…. mieux vaut ne pas s’abonner hein 😉

    (ça m’est arrivé une fois, mais j’avais trouvé ça d’un mesquin…. surtout que la personne m’avait fait un mail ultra impersonnel, n’avait pas accusé réception de mon mail maaaaiiis avait bien pensé à se désabonner vite vite après ma réponse…. manque de bol, à l’époque, j’avais à peine 30 abonnés alors ça c’était vu huhuhu !)

  • l'antre de l'hermine
    mai 10, 2017

    Bonjour Rose ;-),

    Merci pour cet article qui m’a bien fait rire ! En espérant que la prochaine fois au moins, les demandeurs tombent sur cet article.

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